Métamorphose : le quai Branly rejoue le cinéma jeune public
17 séances jeunesse à la Toussaint, sous la responsabilité de Damien Truchot
Le musée du quai Branly accueille, du samedi 17 au dimanche 25 octobre, une nouvelle édition du festival de cinéma jeune public Métamorphose, programmée pendant les vacances de la Toussaint. L’institution culturelle parisienne sert une fois de plus d’écrin à cette manifestation, dont la sélection a été arrêtée par le programmateur Damien Truchot, signataire de la présentation officielle du programme publiée sur paris.fr.
La programmation, portée par l’équipe du festival, réunit 17 séances destinées à tous les âges. Elle propose des films venus de tous les continents, réunis autour d’un thème unique : la métamorphose. Selon la note d’intention du programmateur, le cinéma, dans le monde entier, s’inspire de contes et de récits imaginaires pour donner naissance à des créatures hybrides qui changent d’aspect selon les situations.
Cette lecture transversale traverse les traditions les plus diverses. Une divinité mésoaméricaine, un lézard devenant Quetzalcóatl, apparaît dans Louise et la légende du serpent à plumes. Les sirènes du Japon, les ningyo, ces « poissons-humains », occupent quant à elles Ponyo sur la falaise et Lou et l’Île aux sirènes. De l’Extrême-Orient à l’Occident, d’autres personnages maîtrisent l’art des masques et de ses transformations, comme dans Le Roi des masques et The Mask. Derrière ces faux visages et ces apparences trompeuses se dissimulent, assure le programmateur, de drôles de caractères : les esprits changeants, qu’on appelle au Japon yôkai ou obake, sont aussi des alliés pour traverser les épreuves et grandir plus vite, ainsi que le montre Le Garçon et le héron.
La sélection fait aussi une place aux croyances de toutes les époques, qui engendrent à l’écran d’impressionnantes métamorphoses. Le Prince Serpent plonge ainsi dans la Mésopotamie antique. Le cinéma contemporain n’est pas en reste : dans I Am Not a Witch, Shula, 9 ans, dans un village de Zambie, doit décider si elle est sorcière ou chèvre, les mots et le simple regard des autres suffisant aujourd’hui pour anticiper une possible transformation.
Le programmateur élargit encore la réflexion. Quel que soit le continent où l’on vit, ne partage-t-on pas ce rêve de changer de taille, comme dans Alice, ou de transformer son corps pour devenir autre ? Fanta, la contorsionniste guinéenne de Fantastique, en offre une illustration, tout comme le petit Inuit de L’Enfant qui voulait être un ours. Et si un arc-en-ciel qui se transforme en garçon, héros d’Arco, avait le pouvoir de changer notre présent pour que notre futur devienne plus vivable ? C’est la question que soulève la présentation du festival.
Pour l’institution qui accueille l’événement, cette édition s’inscrit dans une mission de médiation culturelle envers le jeune public, confiée à une équipe de programmation dont Damien Truchot assume la responsabilité éditoriale. Le choix des films, leur regroupement thématique et la rédaction des textes de présentation relèvent de ce mandat de programmation, exercé ici au nom du festival et en partenariat avec le musée.
Le temps de ces 17 séances, le cinéma sera, selon les mots du programmateur, l’art magique où toute chose peut évoluer à chaque instant vers une forme encore plus inimaginable. Pendant les neuf jours des vacances de la Toussaint, les familles et les groupes scolaires disposeront d’un programme entièrement dédié au cinéma de jeunesse, pensé et assumé par l’équipe du festival au sein d’une des grandes institutions culturelles de la capitale.
Questions-réponses
Quand et où se déroule le festival Métamorphose ?
Du samedi 17 au dimanche 25 octobre, au musée du quai Branly à Paris, pendant les vacances de la Toussaint.
Qui est responsable de la programmation et de quels pouvoirs dispose-t-il ?
Le programmateur Damien Truchot assume la responsabilité éditoriale : il a arrêté la sélection des films, leur regroupement thématique et la rédaction des textes de présentation, au nom du festival et en partenariat avec le musée.
Combien de séances sont proposées et à qui s'adressent-elles ?
17 séances destinées à tous les âges, avec un programme entièrement dédié au cinéma de jeunesse pour les familles et les groupes scolaires.
Quel thème unifie la sélection de films ?
La métamorphose : des films de tous les continents montrent des créatures hybrides, des masques, des esprits changeants comme les yôkai japonais, et des transformations du corps, inspirés de contes et de récits imaginaires.