Ma Vigne En Musique clôt sa dixième édition le 7 novembre à l’abbaye de Fontfroide, et c’est l’accessibilité qui ouvre le bal. Un service de transport gratuit sera mis à disposition des personnes qui ne peuvent pas se déplacer jusqu’au site, une initiative née de la volonté de ne laisser personne au bord du chemin. L’entrée reste volontairement abordable, avec un tarif échelonné de 10 à 40 euros, et la gratuité pour les moins de 12 ans. Réservations et inscriptions se font sur le site du festival.
C’est Olivier Gourgeon, chef des ventes de Peugeot Maurel Audoise, qui s’est proposé, accompagné de personnel bénévole, pour organiser ce transport. Touché par la diversité du public de la dernière soirée, lorsque le festival se tenait au théâtre, il a souhaité que la beauté du lieu ne devienne pas un obstacle. Cette attention portée à celles et ceux que le déplacement empêche illustre l’esprit dans lequel le festival veut conclure son anniversaire : une fête ouverte, pensée pour le plus grand nombre.
L’abbaye de Fontfroide ne sert pas seulement d’écrin pittoresque. L’espace offert par le lieu permettra l’installation d’œuvres originales de grandes dimensions du plasticien narbonnais Vincenzo Galati, qui accompagne le festival de ses toiles depuis le second concert. Pour la soirée de gala, il veut offrir au public “une sorte de bouquet final où l’esthétique colle à la musique”. Cyril Guillotin, directeur du festival, avait à cœur de revenir à l’esprit “d’art total” qui animait le projet avant le covid, et se réjouit de le voir “reprendre vie avec ces mises en espace scénique, pensées par un plasticien”. Le public sera ainsi convié à une expérience où patrimoine, peinture, viticulture et histoire se répondent, la musique enrichie par les autres arts.
Le programme musical, lui, a été pensé pour la circonstance. Le concert s’ouvrira sur la création du concertino “Les Heures”, composé par Laurent Lefrançois spécialement pour le festival. Suivront deux concertos de Beethoven. Le premier, pour piano, sera interprété et dirigé par Cyril Guillotin, cette fois en tant qu’artiste, aux côtés de l’orchestre de chambre de Toulouse. Pour le second, la soliste qui répondra à l’orchestre sera la violoniste Manon Galy. À l’issue du concert, le public est convié à la dégustation des vins du domaine et au vernissage de l’exposition de Vincenzo Galati, dans le cellier.
Au-delà de la soirée, le festival affirme une vocation qui dépasse la scène. L’an passé, il est venu en aide aux vignerons sinistrés ; cette année, les bénéfices iront à la Défense de l’Enfance Internationale. “Si le festival se porte bien, il faut que cela profite à tous. C’est aussi une des puissances de l’art de fusionner les forces pour faire du bien”, résume Cyril Guillotin. Cette dimension solidaire, qui ajoute l’aventure humaine au propos artistique, fait partie intégrante de ce concert de clôture.
Le directeur envisage déjà la suite, notamment l’édition 2027. “Ces partenariats ne sont pas un one shot, ils s’inscrivent dans la durée”, assure-t-il, signe d’une volonté d’ancrage durable au service du territoire et de ses habitants. Pour cette clôture anniversaire, le rendez-vous est donc donné le 7 novembre à l’abbaye de Fontfroide, où musique, art et générosité se rejoindront au bénéfice du public comme de celles et ceux que le festival entend soutenir.