Du 1er mai au 17 septembre 2026, Nîmes a enregistré 742 600 nuitées touristiques, en hausse de 2,5 % par rapport à 2025. Derrière ce chiffre se dessine un enjeu qui dépasse la statistique : la capacité d’une ville à offrir à ses visiteurs, mais aussi à ses habitants, une saison riche, accessible et viable dans un contexte climatique qui impose déjà des ajustements concrets. La Ville et Nîmes Tourisme suivent cette évolution de près afin d’adapter en permanence l’offre aux nouvelles attentes des visiteurs et aux enjeux climatiques.
Les grands rendez-vous restent le moteur de cette fréquentation. Les pics de la saison coïncident avec les férias et le Festival de Nîmes, qui continuent de jouer un rôle déterminant dans l’attractivité de la destination. Ces manifestations attirent des visiteurs venus d’ailleurs et génèrent directement des nuitées dans la ville, avec des retombées pour l’économie locale.
Le détail des nuits les plus fréquentées le confirme. En dehors des ferias, les dix nuits les plus chargées de la saison correspondent toutes à des soirs de concert. Le Festival de Nîmes occupe une place majeure dans ce classement, notamment avec les trois soirées de The Cure, dont deux dépassent les 9 200 nuitées. L’attractivité événementielle dépasse toutefois le seul cadre du festival : le concert de Black Coffee, organisé le 8 mai, a généré 8 153 nuitées et constitue la quatrième nuit la plus fréquentée de la saison. Les férias confirment, de leur côté, cette dynamique.
La Feria des Vendanges 2026 a comptabilisé 755 800 présences sur quatre jours, dont 36 000 pour les spectacles taurins. Si la fréquentation globale reste stable, les visiteurs, touristes et excursionnistes progressent de 8,3 %, et les clientèles étrangères de 31,9 %. Des chiffres qui témoignent du rayonnement d’un événement gratuit et ouvert à tous, où se croisent habitants de la région et voyageurs venus d’ailleurs.
Cette dimension internationale constitue l’autre enseignement marquant de la saison. Les nuitées étrangères progressent de 3 %, avec une fréquentation particulièrement dynamique en mai et en juillet. L’Espagne reste le premier marché international, devant les États-Unis et l’Allemagne. À eux trois, ces pays représentent 37 % des nuitées étrangères enregistrées sur la période. La Pologne et la Suisse complètent le Top 5, confirmant la diversité des clientèles internationales accueillies à Nîmes.
Face à ces évolutions, l’offre culturelle s’adapte. La fréquentation des monuments romains recule de 25,2 % par rapport à 2025, tandis qu’à l’inverse, le Musée de la Romanité progresse de 4,5 % et la fréquentation des musées de plus de 16 %. Un signal que les institutions publiques de la destination ont pris au sérieux.
Nîmes Tourisme poursuit ainsi l’adaptation de son offre. De mai à septembre, 83 442 visiteurs ont été accueillis à l’Office de tourisme, tandis que le programme de visites guidées a été repensé pour mieux répondre aux conditions estivales. En juillet et août, la moitié des visites proposées chaque semaine a été programmée en soirée ou tôt le matin, afin d’éviter les heures les plus chaudes. Une organisation qui profite aussi bien aux touristes qu’aux résidents, exposés aux mêmes contraintes climatiques.
De nouveaux formats ont également trouvé leur place cette saison, avec des ateliers de dessin gratuits pendant les Jeudis de Nîmes et des ateliers consacrés aux cultures taurines, menés avec la Fédération Française de la Course Camarguaise. Une offre plus souple et plus diversifiée, qui permet de continuer à faire découvrir Nîmes autrement, tout en tenant compte des nouvelles habitudes de visite.
La Ville résume cette ambition dans une formule citée par Vivre Nîmes, dont l’article complet est consultable à cette adresse : https://www.vivrenimes.fr/formats/articles/tourisme-2026-les-grands-evenements-dopent-les-nuitees-a-nimes. « La force de Nîmes réside aujourd’hui dans sa capacité à proposer, tout au long de la saison, des rendez-vous capables de déclencher une venue, un séjour et des retombées pour l’économie locale, et d’anticiper les dispositifs nécessaires pour ne pas subir le réchauffement climatique. » Une feuille de route qui place l’intérêt collectif, celui des visiteurs comme celui des Nîmois, au centre de la stratégie touristique de la saison à venir. Reste à savoir si la saison 2027 confirmera cette dynamique, alors que les contraintes climatiques continueront de peser sur les habitudes de visite.