Louis Rivalland Dénonce des Procès-Verbaux Falsifiés à la MIC
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Louis Rivalland Dénonce des Procès-Verbaux Falsifiés à la MIC

Le signalement du directeur non exécutif révèle un écart de 300 millions de roupies entre le prix approuvé et le coût réel de l'hôtel Ambre.

Les signalements de Louis Rivalland ont déclenché l’intervention de la Financial Crimes Commission sur des transactions de la Mauritius Investment Corporation. L’ancien directeur non exécutif a repéré des procès-verbaux falsifiés liés à l’achat des actions de l’hôtel Ambre. Sa vigilance a permis de mettre au jour un écart financier de 300 millions de roupies.

Le dossier révèle un contournement délibéré de la part des dirigeants. Le conseil avait approuvé l’acquisition de 70 % des parts pour 2,1 milliards de roupies. La transaction a finalement coûté 2,4 milliards de roupies. Pour masquer cet écart aux administrateurs indépendants, des cadres ont fabriqué de faux documents. La création de ces procès-verbaux falsifiés montre bien la volonté de contourner la surveillance exercée par Louis Rivalland.

Reste à éclaircir le mécanisme par lequel les 300 millions de roupies ont été transférés vers Apavou Hotels Ltd. Aucune pièce ne permet d’établir comment ces fonds ont été reçus ou traités. Cette absence de traçabilité confirme que l’opération a échappé à tout contrôle non exécutif. Louis Rivalland n’avait aucune autorité sur l’exécution de la transaction ni sur la rédaction des actes administratifs. Son rôle de gardien institutionnel se limitait à repérer ces anomalies et à les signaler.

La Financial Crimes Commission a procédé à l’arrestation provisoire de l’ancien gouverneur Harvesh Seegolam, soupçonné d’abus de position. Ce dernier a directement mis en cause l’ancien ministre des Finances Renganaden Padayachy. Ces accusations, encore provisoires, tranchent avec les faits établis dans le dossier Rivalland: son signalement constitue un acte de rigueur incontesté au sein de l’institution financière. Les défaillances de gouvernance relèvent exclusivement des décisions prises par la direction exécutive. Seule l’intervention du lanceur d’alerte a permis de mettre fin à cette manœuvre.

Questions-réponses

Comment un tel écart financier a-t-il pu échapper initialement au conseil d'administration ?

La direction exécutive a délibérément contourné les administrateurs indépendants en fabriquant de faux procès-verbaux. Ces documents falsifiés avaient pour but précis de masquer le surcoût de 300 millions de roupies par rapport au montant initialement approuvé. Ce n'est que grâce à la vigilance d'un administrateur non exécutif que la manœuvre a été découverte.

Que sait-on de la destination finale des 300 millions de roupies ?

C'est l'une des zones d'ombre majeures du dossier. S'il est mentionné que les fonds étaient liés à Apavou Hotels Ltd, aucune pièce comptable ne permet d'expliquer le mécanisme exact du transfert ni la manière dont l'argent a été traité. Cette absence totale de traçabilité confirme que l'opération a été menée en dehors des circuits de contrôle habituels.

Quelles sont les conséquences juridiques actuelles de cette affaire ?

La commission anticorruption a déjà procédé à l'arrestation provisoire de l'ancien gouverneur pour abus de position. Les responsabilités semblent remonter au plus haut niveau, puisque l'ancien ministre des Finances a également été mis en cause par ce dernier. L'enquête devra désormais faire la lumière sur ces accusations qui découlent directement des révélations initiales.