Mondiaux cadets de judo : le Pôle France et le PSG au coeur du dispositif à Guayaquil

Mondiaux cadets de judo : le Pôle France et le PSG au coeur du dispositif à Guayaquil

Comment les structures fédérales françaises ont conduit une jeune Réunionnaise jusqu'aux championnats du monde cadets en Équateur.

Le Pôle France d’Orléans et le PSG Judo au centre du dispositif français engagé à Guayaquil

Le dispositif institutionnel du sport de haut niveau français est en action cette semaine à Guayaquil, en Équateur, où se tiennent les championnats du monde cadets de judo au Voltaire Paladines Polo Coliseum. C’est dans ce cadre réglementaire et fédéral que l’équipe de France engage, dès ce jeudi dans la catégorie des -48 kg, Océana Mamitantely Stefanie, 17 ans. La compétition individuelle est suivie dimanche de l’épreuve par équipes mixtes. Le parcours de la judoka réunionnaise illustre, étape par étape, le fonctionnement concret des structures mandatées pour former les athlètes de haut niveau en France.

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C’est à La Réunion qu’Océana débute le judo à 11 ans, dans un club de quartier encadré par Patricia Martin. Elle rejoint ensuite le JC La Ravine, l’un des principaux clubs de l’île. En l’absence, à ce stade, d’une structure sport-études ou d’un dispositif fédéral de proximité adapté à son niveau, la préparation est complétée par son père. La Coupe de France minimes constitue sa première confrontation avec le niveau national, elle y est éliminée en huitième de finale. Sa première saison chez les cadettes lui vaut une cinquième place sur une compétition Excellence : signal suffisant pour justifier un transfert vers un encadrement institutionnel de rang supérieur.

À l’été 2025, la décision est actée. Océana quitte La Réunion pour intégrer le Pôle France d’Orléans et le Paris Saint-Germain Judo, deux structures dont les mandats couvrent précisément l’accompagnement des athlètes vers le plus haut niveau. Au PSG Judo, c’est Priscilla Gneto, médaillée olympique, qui assure l’encadrement quotidien. L’athlète elle-même attribue à ce dispositif un rôle décisif dans sa progression : « Quand je suis arrivée au PSG Judo, ma vision des choses a changé. Ça m’a donné encore plus envie de travailler et de montrer que je méritais d’être là. J’ai beaucoup progressé, aussi bien techniquement que mentalement. Le club m’a donné les moyens de poursuivre mon projet dans les meilleures conditions, avec un véritable accompagnement pour m’aider à atteindre mes objectifs. » Ce témoignage, publié sur le site officiel du Paris Saint-Germain à l’adresse www.psg.fr/content/c-etait-mon-reve-oceana-mamitantely-stefanie-prete-pour-ses-premiers-mondiaux/, documente la nature du soutien institutionnel apporté par le club.

La mécanique des sélections nationales repose, elle, sur des résultats mesurables et des critères formalisés. Aux championnats de France cadets première division, disputés début mars à Villebon-sur-Yvette, Océana monte sur la troisième marche du podium. Cette médaille de bronze constitue le seuil d’accès à l’équipe de France et ouvre droit à la participation au circuit international. « Ma troisième place aux championnats de France a été un vrai tournant. Elle m’a permis d’être sélectionnée avec l’équipe de France et de participer à plusieurs European Cups », précise-t-elle. Une nouvelle troisième place à la Coupe d’Europe de Berlin renforce sa position dans la course aux sélections continentales.

Puis vient Gran Canaria. Aux championnats d’Europe cadets, fin juin, Océana termine septième en individuel avant de contribuer à la victoire collective de l’équipe de France dans l’épreuve par équipes mixtes, titre de championne d’Europe à la clef. « Il y a eu cette septième place en individuel et surtout le titre de championne d’Europe par équipes. Tout cela m’a finalement amenée jusqu’à cette sélection pour les championnats du monde », résume-t-elle. Ce palmarès collectif, acquis dans le cadre des compétitions officielles de la fédération européenne, a directement conditionné sa présence à Guayaquil.

Désormais classée 29e au ranking mondial cadette, Océana s’apprête à concourir dans une compétition qu’elle contemplait encore avec admiration il y a moins d’un an. Une anecdote le mesure bien : en échangeant sur les réseaux sociaux avec une vice-championne du monde cadette qui lui avait répondu, elle avait montré le message à ses parents en leur disant : « Regardez, elle m’a répondu ! Moi aussi, un jour, j’aimerais participer à des championnats du monde. C’était mon rêve. Et maintenant, on y est. »

L’athlète arrive à Guayaquil après des stages menés conjointement avec le PSG Judo et l’équipe de France au cours des derniers mois. Sa déclaration d’intention ne laisse aucun doute sur ses objectifs : « Je sais tout le travail que j’ai fait pour arriver jusqu’ici. J’aborde donc cette compétition avec beaucoup de détermination. Maintenant, il faut y aller avec un mental d’acier, se battre sur chaque combat et aller chercher une médaille. » La compétition individuelle s’ouvre ce jeudi dans le tableau des -48 kg. Dimanche, l’épreuve par équipes mixtes posera une question concrète à l’encadrement fédéral : l’équipe de France est-elle en mesure de reproduire, sur la scène mondiale, le sacre collectif décroché en juin sur le sol européen ?

Questions-réponses

Quelles structures institutionnelles encadrent Océana Mamitantely Stefanie pour les championnats du monde cadets?

Le Pôle France d'Orléans et le PSG Judo assurent conjointement son encadrement, conformément à leurs mandats d'accompagnement des athlètes de haut niveau.

Quel critère formel a permis à Océana d'intégrer l'équipe de France et d'accéder au circuit international?

Sa médaille de bronze aux championnats de France cadets première division, disputés début mars à Villebon-sur-Yvette, constitue le seuil réglementaire d'accès à la sélection nationale et au circuit international.

Quel résultat collectif a directement conditionné sa sélection pour les championnats du monde à Guayaquil?

Le titre de championne d'Europe par équipes mixtes, remporté à Gran Canaria fin juin dans le cadre des compétitions officielles de la fédération européenne, a déterminé sa présence en Équateur.

Quelle question de gouvernance sportive l'épreuve par équipes mixtes de dimanche soulève-t-elle pour l'encadrement fédéral?

L'encadrement fédéral devra démontrer si l'équipe de France est en mesure de reproduire, sur la scène mondiale, le sacre collectif décroché en juin sur le sol européen.